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Zoho Campaigns : pourquoi j'ai migré vers Listmonk

J'utilise Zoho au quotidien et j'aime cette suite. Mais Zoho Campaigns gérait mal mes listes. J'ai migré vers Listmonk, open source, en Europe.

Cloud 6 min de lecture
Enveloppe d'email lumineuse sortant d'un serveur européen, contacts synchronisés en réseau sur fond sombre

L’essentiel : J’utilise Zoho au quotidien pour le CRM et la facturation, et j’en suis content. Mais leur module d’emailing, Zoho Campaigns, m’a fait perdre un temps fou sur la gestion des listes de contacts. J’ai fini par installer Listmonk, un logiciel d’emailing open source, sur mon infrastructure en Europe. Depuis fin juin 2026, c’est en production chez Digitis. Et parce que c’est ouvert, une IA peut désormais préparer mes campagnes à ma place.

Un partenaire que j’apprécie, un module qui ne collait pas

Il faut poser une chose clairement avant de raconter la suite. Digitis tourne sur Zoho depuis des années. Le CRM, la facturation avec Zoho Books, tout ça fonctionne bien et je n’ai aucune intention de changer. Ce n’est pas un article contre Zoho.

C’est un article sur un module précis, Zoho Campaigns, l’outil d’emailing de la suite. Et sur un problème précis : la gestion des listes et des segments de contacts, qui m’a coûté un temps disproportionné par rapport au service rendu.

Ce qui coinçait, concrètement

J’ai testé cinq ou six outils d’emailing au fil des années. Zoho Campaigns est celui que j’ai utilisé le plus longtemps, parce qu’il avait l’avantage d’être déjà dans mon écosystème. Mais à l’usage, la synchronisation des segments de contacts entre le CRM et Campaigns était un point de friction permanent.

Un contact qui se désinscrit d’une liste et qui réapparaît quelques semaines plus tard dans une autre synchronisation. Un réglage de segment enterré à trois niveaux de menus, qu’il fallait rouvrir à chaque campagne pour vérifier qu’il n’avait pas bougé. Rien de dramatique pris isolément. Mais additionné sur des mois, ça faisait des dizaines de minutes perdues à chaque envoi, pour un outil que je voulais utiliser une fois de temps en temps, pas administrer.

Je passe du temps sur l’automatisation chez mes clients. Je n’avais pas envie d’en perdre autant sur mon propre outil interne.

Le choix de l’auto-hébergement

J’ai regardé ce qui existait côté open source et je suis tombé sur Listmonk, un logiciel d’emailing que je peux installer sur mes propres serveurs. Chez Digitis, ça veut dire une infrastructure hébergée en Europe, avec l’envoi des mails géré par un relais SMTP professionnel dédié plutôt que par une boîte mail classique.

C’est la même logique que celle qui m’a fait sortir une partie de mon activité des grandes plateformes américaines. Pas par posture. Par préférence pour des outils que je maîtrise de bout en bout, plutôt que des interfaces où je subis les choix de configuration d’un éditeur.

Listmonk fait le travail attendu d’un outil d’emailing : gestion de listes, campagnes, statistiques d’ouverture, désinscription propre. Rien d’exotique. La différence ne se joue pas sur les fonctionnalités visibles. Elle se joue sur ce qu’on peut construire autour, parce que le logiciel est ouvert.

En production depuis fin juin

Le cutover s’est fait fin juin 2026. Ce n’est pas un projet pilote ou un test en parallèle : Listmonk a remplacé Zoho Campaigns pour de bon dans mon usage quotidien. Mes listes de contacts Digitis y vivent désormais, et mes campagnes partent de là.

La bascule elle-même n’a rien eu de spectaculaire. C’est l’étape d’après qui change vraiment la donne.

Ce que l’open source permet que Zoho Campaigns ne permettait pas

Listmonk expose une API ouverte. Concrètement, ça veut dire que je ne suis pas obligé de passer par une interface web à chaque fois que je veux envoyer une campagne. Une intelligence artificielle peut piloter l’outil à ma place.

Chez moi, ça prend une forme précise. J’ai développé une application sur mon smartphone qui me permet de dicter le texte d’une campagne à voix haute. L’IA récupère ce texte, prépare la campagne dans Listmonk, et je n’ai plus qu’à valider avant l’envoi. Je perds le temps de rédaction, pas le temps d’administration.

Et il y a une seconde couche d’automatisation, à mon sens plus importante encore. Les listes de contacts se mettent à jour automatiquement à mesure que de nouveaux clients ou prospects arrivent dans mon CRM. Je n’ai plus à me souvenir d’ajouter manuellement un contact dans le bon segment. C’est exactement le point de friction qui me coûtait du temps avec Zoho Campaigns. Sauf qu’ici, je ne l’ai pas réglé en travaillant plus sur l’outil, mais en branchant une automatisation par-dessus, parce que l’outil laisse la porte ouverte.

C’est le bénéfice concret d’un logiciel ouvert par rapport à un module fermé, même bien fait. Pas la gratuité, pas l’idéologie. La possibilité de brancher dessus ce dont on a besoin.

Pour qui cette bascule a du sens

Si votre emailing consiste à envoyer une newsletter deux fois par an sans jamais toucher aux segments, Zoho Campaigns ou n’importe quel outil du marché fera l’affaire. La friction dont je parle apparaît surtout quand les listes bougent souvent, quand le volume de contacts grandit, ou quand on veut automatiser la mise à jour des segments plutôt que la refaire à la main.

Pour une PME qui commence tout juste son emailing, la priorité reste d’avoir une liste propre et un envoi qui respecte le RGPD, pas nécessairement l’auto-hébergement. Mais pour qui veut sortir cette brique du giron américain et la brancher à ses propres automatisations, l’option existe, et elle tourne chez Digitis depuis plusieurs semaines sans accroc.

C’est la même cohérence que notre cloud européen : chaque brique fait tourner quelque chose que je maîtrise, au lieu d’ajouter une dépendance à gérer.

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